Bienvenue chez vous - avril 2016

Les charbonnages passent au vert ... de Liège à la Wallonie Picarde, le bassin minier wallon, de couleur noire, fait peu à peu place au vert.
 

 
Il fut un temps où la Belgique était l’une des plus grandes puissances industrielles du monde. De ce riche passé, demeurent des lieux de mémoire mais aussi des sites où la nature a repris ses droits.
Le Bois du Cazier (Marcinelle)
Le Bois du Cazier à Marcinelle est sans aucun doute le charbonnage le plus célèbre de Wallonie. Il est tristement entré dans l’histoire le 8 août 1956, le jour où 262 mineurs ont perdu la vie dans la plus grande catastrophe minière qu’a connu notre pays.
A l’origine de l’accident, il n’y a pas de grisou, ce gaz tueur de mineurs. Non, il y a simplement une incompréhension entre le fond et la surface, une petite négligence qui va être lourde de conséquences.
A 8h10, ce matin-là, un ouvrier à 975 mètres sous la surface met un wagonnet dans la cage au mauvais moment. Deux wagonnets restent alors coincés quand la cage redémarre. Un des deux wagonnets qui dépassent accroche une poutrelle métallique. Celle-ci sectionne tour à tour une canalisation d’huile, une ligne électrique à haute tension et une conduite d’air comprimé. Tous les ingrédients sont réunis pour donner naissance à un terrible incendie qui se nourrit de tout le bois présent au fond de la mine. Comble de malchance, l’incident est survenu dans le puit d’entrée d’air. Une atmosphère chargée de fumée et de monoxyde de carbone se répand dans toutes les galeries.
Seuls huit survivants remonteront le 8 août. Puis, pendant 15 jours, c’est l’attente pour les familles des 262 hommes coincés au fond. Les professionnels savent qu’il n’y a quasi aucune chance de retrouver des rescapés mais les femmes et les enfants ne peuvent s’empêcher d’espérer. Le 23 août, les sauveteurs atteignent enfin le niveau le plus bas. Il n’y a pas eu de miracle. L’un d’entre eux prononce, en remontant, cette phrase restée célèbre : « Tutti cadaveri ».
Fermé en 1967, le charbonnage du Bois du Cazier revit depuis 2002. Il abrite aujourd’hui un parcours muséal qui se veut un hommage à tous les mineurs et à tous les travailleurs de l’industrie.
Pour aller plus loin : http://www.leboisducazier.be/
Les marais d’Harchies (entre Mons et Tournai)
Si Marcinelle est un lieu où se perpétue le souvenir des hommes qui descendaient au fond, d’autres mines ont complètement changé de visage. A Harchies dans le Hainaut occidental, un effondrement des galeries de mine a donné naissance à des marais. Les lieux autrefois marqués par l’industrie lourde sont aujourd’hui un site ornithologique majeur et classés comme réserve naturelle.
Ici, près de 300 espèces d’oiseaux différentes ont été observées. On y trouve des oiseaux en migration mais aussi des espèces qui ne nichent pratiquement que dans cette zone, dans le nord de l’Europe.
La balade autour des marais d’Harchies mesure au total 8 kilomètres et est libre d’accès. Cependant, pour découvrir les marais et leurs habitants, nous vous conseillons de faire appel à un guide nature du CRIE (centre régional d’initiation à l’environnement) d’Harchies. Il vous apprendra à regarder et surtout à écouter les oiseaux.
Pour aller plus loin : http://www.natagora.be/crieharchies/index.php?id=crie_harchies
Le terril du Gosson (Saint-Nicolas)
Dans le paysage actuel, la marque la plus tangible du passé minier wallon est incontestablement les terrils. Ces « montagnes » servaient à entreposer les stériles (tout ce qui était remonté de la mine et qui n’était pas du charbon). Aujourd’hui, beaucoup de ces terrils sont devenus des espaces verts et des endroits de promenades. Certains, comme le terril du Gosson à Saint-Nicolas, près de Liège, sont même des réserves naturelles.
Comment est-on passé en une cinquantaine d’années d’un tas de cailloux à un espace à la biodiversité étonnante ? Les hommes ont coutume de dire que la nature a horreur du vide pour expliquer ce phénomène étonnant qu’on nomme climax. Dans nos régions, la nature tend à reconstituer une forêt de grands hêtres dans tous les espaces où l’homme la laisse faire. Sur le terril nu, petit à petit, vont s’implanter des plantes pionnières, comme le tussilage, jusqu’à donner une prairie basse puis, dans un deuxième temps, une prairie haute composée de graminées. Ensuite, apparaissent des buissons comme les genêts ou les ronces. Enfin, arrivent les arbres, d’abord les bouleaux (les terrils wallons sont en général à ce stade) puis les chênes et les hêtres.
Ici aussi, l’accès est totalement libre mais la promenade est infiniment plus riche si quelqu’un vous montre où regarder. Pour cela, rendez-vous à la maison des terrils qui se trouve juste au pied.
Pour aller plus loin : http://www.paysdesterrils.eu/fr/parcs_paysagers/parcs/gosson.html
 
 
 
 
 
 
 


  
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