Voté en décembre dernier, le budget d'Hensies pour 2026 a été recalé par la tutelle. La commune a donc dû revoir sa copie et présenter un plan de convergence destiné à redresser les finances sur le long terme. Le conseil communal s'est tenu ce lundi soir.
Ambiance électrique ce lundi soir au conseil communal d’Hensies. Au menu, le retour du budget 2026. La première mouture sous-estimait les dépenses et sur-estimait les recettes, il a donc fallu retravailler l’ouvrage. Pas de révolution, mais plusieurs adaptations.
« Globalement, on une augmentation de nos recettes par la fiscalité de 400.000 et on a des diminutions de dépenses par diverses mesures, de 300.000 euros, notamment des non-remplacements de personnel » explique Eric Thiébaut, Bourgmestre d’Hensies.
Car c’est ce poste qui représente plus de 43 % des dépenses ordinaires de la commune. La même discipline sera appliquée au CPAS. Avec ces mesures, le budget 2026 revu présente un boni de plus de 114.000 mais toujours un important déficit global. Inquiétant pour l’opposition.
« Au lieu de 400.000 euros, on a un déficit de l’ordre de 640.000 euros. Nous n’acceptons pas parce que c’est le résultat d’investissements exagérés de notre point de vue et nous l’avons dit et redit et c’est le fait que l’on aurait dû faire des projections pluriannuelles bien plus tôt » souligne André Roucou pour Osons Changer.
D’ailleurs, en accompagnement du budget 2026 revu, la tutelle a demandé à la commune de présenter un plan de convergence qui va courir jusqu’en 2029.
« On a tout une stratégie qui permettra de rétablir chaque année un boni à l’exercice propre qui va s’accumuler avec la somme des années et qui permettra de résorber le déficit que nous avons » indique Eric Thiébaut.
Ce plan prévoit aussi la réorganisation des crèches communales, avec une cession probable à une intercommunale vu le déficit structurel de 230.000 euros. La commune va vendre des biens communaux pour un montant de 870.000 euros et créer une régie communale autonome. Elle espère ainsi récupérer 800.000 euros en 2027 et 20.000 euros ensuite chaque année grâce à la récupération de la TVA sur le fonctionnement des infrastructures données en cession à la régie. L’opposition n’est toujours pas convaincue.
« On s’est abstenu parce que ce plan de convergence, ce sont des supputations. Certaines sont raisonnables et d’autres ne nous convainquent pas absolument » insiste André Roucou.
En ce qui concerne le budget extraordinaire, il sera réduit à sa plus simple expression dans les années à venir.
« Les investissements à l’extraordinaire sont réduits parce que je pense qu’en terme d’infrastructures, on a fait tout ce qu’on avait promis de faire. Là on est plus dans une phase de gestion et d’entretien courant » précise le bourgmestre.
Le nouveau budget 2026 va maintenant être renvoyé à la tutelle pour espérer une approbation cette fois. En attendant, la commune vit au rythme des douzièmes provisoires pour lui permettre de continuer à payer ses dépenses et recettes.
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