La grève générale de ce 31 mars a touché pas mal de secteurs, dont celui des soins de santé. Sur le site d'Epicura, 700 travailleurs ont débrayé, c'est quasiment un tiers du personnel du jour. Conséquence: l'hôpital fonctionnait comme un dimanche.
C’est avec ces mots que les militants de la CNE interpellent les véhicules qui passent. Le personnel de l’hôpital dénonce les futures mesures du gouvernement Arizona et notamment l’âge de la pension à 67 ans.
"Quand on voit nos collègues qui simulent ce que sera une infirmière avec le plan Arizona, ce sera plus des soignées que des soignantes. On a déjà un métier très pénible qui n'est pas reconnu. On est en manque d'effectif et grâce à l'Arizona l'attractivité du travail sera encore moindre", explique Cynthia infirmière en consultation à Epicura
Un piquet de grève est aussi installé à l’entrée. Ici, le but n’est pas d’empêcher les patients ou le personnel de passer. Mais plutôt d’informer
"On est avant tout là pour sensibiliser le public, les patients, les soignants sur les mesures qui nous sont annoncées et qui vont toucher durement les soins de santé", commente Maxime, superviseur au call center d'Epicura
Mais ce lundi matin, le personnel d’Epicura ne défend pas uniquement ses droits. Il manifeste plus largement en front commun pour tous les secteurs et tous les citoyens
"Les femmes seront beaucoup plus touchées avec le projet Arizona, parce que ce sont les femmes qui ont tendance à prendre davantage des temps-partiels, des crédits-temps pour s'occuper des enfants. Elles doivent parfois mettre leur carrière entre parenthèses. Forcément ça aura un impact sur le calcul de leur pension", ajoute Cynthia
Sur les 2300 travailleurs à l’horaire, 700 sont en grève. L’hôpital tourne comme un dimanche. Avec moins de personnel et des services fermés. Les couloirs sont étrangement vides... Elodie soutient la grève, mais n’a pas voulu débrayer.
"Parce que je pense qu'il faut quand même une permanence à l'hôpital pour un service minimum. Il faut aussi des travailleurs, donc je soutiens mes collègues, mais je travaille aujourd'hui", témoigne Elodie, aide-soignante
Si la plupart des consultations sont maintenues, les interventions non-urgentes sont par contre reportées. Ce qui aura un impact sur l’hôpital à plus long terme
"Je crois qu'il y a des inquiétudes de la part du personnel. Ce qu'on peut regretter en tant que directeur d'hôpital, c'est qu'on doit décommander une série de patients. C'est à charge de notre call center d'opérer ces reports, le plus tôt possible avec le moins de désagréments possible pour les patients, mais il y a quand même un certain nombre de jours à attendre pour résorber le retard", explique François Burhin, le directeur général d'Epicura
Un retard qui pourrait s’allonger avec les autres actions déjà prévues dans les semaines qui suivent
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